Le Manuscrit retrouvé de Paulo Coelho.

L’auteur prête la voix de Copte pour livrer à une communauté juive, musulmane et catholique des maximes sur des notions universelles comme l’amour, l’amitié, le succès, le sexe, l’avenir, le hasard…

Même si Paulo a pris le soin de situer son récit dans la Jérusalem de 1900
il est loin d’être un roman historique. Je dirais que c’est selon moi un recueil d’aphorismes.

En effet chaque chapitre débute  par une interrogation de la foule et tout le long du chapitre l’auteur s’évertue à démistifier leur pensée.

Alors si vous êtes friand de lecture philosophique ou de développement personnel, ce livre est pour vous.

Aube- Dossiers Interdits- Tome V de Gary Victor

Alors par où commencer… Bon, j’ai adoré.
J’avais l’impression d’être dans l’une de ces séries télévisées fantastiques où un journaliste désireux de publier l’article de l’année,  décide d’interroger le directeur d’une société non conventionnelle  sur ses dossiers les plus inconcevables.
Bien sur vous l’aurez deviner ce journaliste c’est l’auteur même: Gary Victor.

Il interroge donc Mr. Ouari patron de la S.A.D (Société Anonyme de désenvoûtement) qui décide de lui révéler 13 affaires dont, certains d’entre eux restent encore pour ce dernier un mistère.

Les histoires sous formes de nouvelles, parlent de ces esprits, qui font parti de notre croyance et culture folklore, et de la manière dont elles sont utilisées tant par les politiciens vérreux que par de simples citoyens.

Mais, détrompez-vous on est pas les seuls à les utiliser. Ils peuvent posséder homme ou femme, c’est d’ailleurs de là que vient le nom du roman: Aube. Un esthète du sexe qui assujetis Catherine et la transforme en nymphomane.

Gary Victor a admirablement fait sortir quelques sujets de l’actualité comme le Covid-19 et le régime gouvernemental PHTK.

Je dois aussi avouer que le dernier texte: Le temps  des Tèt kale me laisse avec ces questions: Gary Victor serait-il voyant (li genlè fèt ak koif…) ou  serait-ce vraiment la façon dont notre auteur voit l’avenir de notre pays? Ou essaie t-il tout simplement de nous tirer de notre torpeur collective?

Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Marthin-Lugand

Je me suis fait avoir encore une fois…

Pour une amante de café et de lecture je me suis jetée sur ce roman dans les rayons de la libraire Astérix, car je voulais absolument savoir pourquoi l’auteur pensait que les gens comme moi était heureux. Mais en lisant la quatrième page de couverture j’ai vite réalisé que cela plutôt de deuil.

En fait, c’est l’histoire de Diane qui après un an n’arrive pas à retrouver ses repères après la mort de son époux et de sa fille. Et pour fuir sa famille et son ami Félix qui selon elle n’arrive pas à la comprendre, elle décide de se réfugier en Irlande.

L’Irlande sera t-elle lui redonné goût à la vie? Là bas elle se fait une amie dont le frère et voisin l’exaspère mais dont elle tombe amoureuse.

Voilà c’est tout simple… Décevant non…

Pour moi très. A partir du moment où elle rencontre son voisin et tout ce qui va en découler m’a donné l’impression de lire un harlequin.

Mais je crois que l’auteur s’est ratrappée un peu, en introduisant l’ex du voisin et c’est face à la possibilité de perdre à nouveau l’amour, que Diane réalise que sa reconstruction ne dépendait que d’elle même.

Et pensant, le livre porte tout simplement le nom du café littéraire que Diane avait mise sur pied avant la mort de sa famille.

Amel.

La maison d’Emma Becker

« Le problème avec ce métier, c’est qu’au bout d’un moment ton corps ne sait plus quand tu fais semblant et quand tu ressens vraiment quelque chose. »

Selon Hunter Thompson, pour bien écrire sur un métier il faut le vivre de l’intérieur. C’est donc selon ce principe que je crois qu’Emma Becker décide de partir pour Berlin et s’adonner au commerce du corps.

Elle nous décrit son expérience pendant deux ans, dans deux bordels. Le premier, Le Manège loin de lui enlever son envie de poursuivre son expérience lui laisse un goût aigre. Le second à qui elle donne le nom de son enquête immersive « La Maison », semble avoir marqué à jamais son être et sa chair.

Dans un récit non linéaire (je m’y suis perdue à mainte reprise), elle nous explique le fonctionement et les règles des maisons closes, elle nous dresse des portraits de femmes à double vie, qui se réinventent et dont elle semble être amoureuse.  Amoureuse de leur féminité et de leur sexualité.

Elle nous présente la prostition comme un métier. Un métier à risque car elles ne sont pas à l’abri de la violence, la drogue et l’injustice. Un métier exténuant physiquement et emotionellement. Comme elle le dit :  » un métier qui appelle à la capacité des femmes à perdre leurs repères et à les retrouver tels qu’ils étaient à la même place. « 

Vu dans ce sens, car l’on est bien d’accord que beaucoup de femmes et de filles se prostituent car elles y sont contraintes, devrait-on plaindre ces femmes? Ou devrait on voir en elles des femmes titans capable dans une vie de supporter l’instabilité et la perversion des hommes d’un même front et dans l’autre pouvoir « redonner au sexe son pouvoir magique »?

Si vous l’avez déjà lu, dites moi ce que vous en pensez, car il y a encore plein de points sur lequel j’aimerais discuter. ☺

Amel.

Le premier jour de Marc Lévy

« A sa naissance, un messager passe au-dessus de son berceau et pose un doigt sur ses lèvres pour que jamais il ne dévoile le secret qui lui fut confié, le secret de la vie. Ce doigt posé qui efface la mémoire de l’enfant laisse une marque. Cette marque nous l’avons tous au-dessus de la lèvre supérieure, sauf moi. »

On a souvent tendance à séparer les cieux de la terre, serait-ce dû à notre perception de la distance? Peut être,  mais une chose est certain Marc Lévy n’est pas de cet avis enfin, je crois.

Adrian, astrophysicien, et Keira archéologue se retrouvent par hasard après la présentation de leur projets qui en réalité ont le même fond: la compréhension du commencement, la recherche de l’origine de tout.

Mais ce sera un petit objet, retrouvé au fond d’un volcant, avec des propriétés inconnues qui les poussera à laisser leur quête personnel et voir la question de l’origine sur d’autres perspectives.

Intrigue, mystére, espionage, science, amour, et amitié sont joliement tissés à travers la plume de Lévy. Il y a également des réflexions philosophiques qui selon moi lui donne un plus.

A part les passages où les termes techniques déferlaient, j’ai apprécié ma lecture, même si à la fin l’auteur me poignarde en laissant planer un doute sur la mort de Keira. Il faut vraiment que je lise la suite.

En passant, je me suis attaché à l’un des personnages: Walter, l’ami d’Adrian. Si vous lisez le livre, je vous direz peut être pourquoi?

Amel.

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